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Improving Public Policies

in a Digital World

05/06 DEC. 2016

Université Paris 1 Panthéon Sorbonne

PARIS | FRANCE | 2016

Agenda available!

Villes intelligentes & Gouv. ouverts

Salle / Hall : Bibliothèque Cujas - Salle de conférences.
Horaire / Schedule : 9h20 - 10h40

Président de séance : William Gilles (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

Langue / Language : Français

L’impact des nouvelles technologies de l’information et de la communication s’illustre en particulier dans les villes. Le caractère intelligent ne s’arrête pas uniquement à l’usage des NTIC, mais à une redéfinition de la ville du XXIè siècle.   


Intervention 1. Les villes intelligentes : rupture ou recomposition du principe d'égalité à l’ère des gouvernements ouverts ? Irène Bouhadana & William Gilles - Directeurs du Master 2 Droit des données, des administrations numériques et des gouvernements ouverts, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Secrétaire générale et Président de l'IMODEV (France)

Les gouvernements ouverts sont censés favoriser la participation citoyenne, l’accès à l’information de tous, objectifs qui sont favorisés par l’utilisation d’outils numériques sur lesquels s’appuient les villes intelligentes. Se pose la question de savoir si les bénéfices de ces modèles innovants profitent à l’ensemble des citoyens ou à certains d’entre eux. En d’autres termes, à l’ère des gouvernements ouverts, les villes intelligentes œuvrent-elles en faveur d’un renforcement du principe d’égalité ?

Intervention 2. Le principe d’égalité dans les villes éco-intelligentes Marcel Moritz – Maître de conférences, Université Lille 2

Intervention 3. Webcasting comme moyen de democratie participative pour les pays d'Afrique François Famu Tamuzo – Directeur de système d’information

Ayant participé au projet de eDemocracy via le Webcast avec 10 villes européennes, j'ai proposé le concept au Cameroun avec la participation de 45 communes voir article ci-dessous :

Une quarantaine de maires sensibilisés sur la question à la faveur d’un séminaire organisé par les CVUC.

Les élus locaux veulent moderniser leur communication en direction des populations. Et pour le faire avec succès, le président des Communes et villes unies du Cameroun, Emile Andze Andze, pense que Internet et ses multiples services peuvent être mis à contribution à l’avenir. Sur le terrain, on imagine que les populations pourront se servir de la toile pour demander des comptes au conseil municipal, en plus de prétendre au e-Learning un peu partout au Cameroun. Le boulevard serait ainsi ouvert pour « la démocratie électronique » Loin d’être une vue de l’esprit, cette question a été débattue hier au cours d’un séminaire organisé à l’hôtel Djeuga Palace. Autour du président des CVUC, on a retrouvé une quarantaine de maires des communes d’arrondissement de toutes les communautés urbaines et des partenaires français du projet venus de Imediaxe France. François Fumu Tamuzo et Anatole Essama ont donc vanté toutes les vertus du « Web Citizen Services ». Le projet est arrimé à l’Union européenne. Les experts affirment que dans sa phase de mise en œuvre, cette innovation technologique va permettre aux collectivités territoriales décentralisées de s’ouvrir au monde. Et pour Emile Andze Andze, cette ouverture, « c’est bénéficier en prime de l’information, c’est avoir accès à une multitude d’opportunités et au campus universel, avoir accès à une intelligence collective d’une taille et d’une vitesse inédites ». Au-delà des avantages qu’il peut procurer aux populations des différentes communes, le séminaire organisé hier se situe également dans la perspective de voir naître au Cameroun, le tout premier « Web Citizen Services »

Intervention 4. L’enjeu de la mobilité pour les villes intelligentes Shirley Plumerand - Doctorante, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

La diffusion massive d’Internet et le partage de données fondent les objectifs des gouvernements ouverts en permettant aux citoyens de s’informer et de s’engager tant dans le monde entier qu’au sein d’un territoire donné. La ville intelligente, dont l’un de ses principaux enjeux est la mobilité, est pleine de promesses pour ses habitants. Les États et les collectivités territoriales seront amenés à créer ou moderniser les infrastructures physiques, concevoir et déployer des réseaux de communication pour une gestion intelligente de leurs villes et développer de nouveaux services tout en impliquant le citoyen, acteur principal pour réinventer sa propre mobilité.

Intervention 5. Les enjeux des données ouvertes liées à la mobilité vus par leurs utilisateurs Valentyna Dymotrova - Chercheure postdoctorale, Université de Lyon

L’utilisation des données ouvertes est généralement considérée à la fois comme un outil contribuant à une plus grande transparence de l’administration et à sa modernisation et comme un facteur de développement des villes intelligentes, assurant une croissance économique et une innovation technologique tout en profitant aux citoyens (Chignard, 2013 ; Kitchin, 2014 ; Broudoux, Chartron, 2015 ; Paquienséguy, 2016). Comme la mise à disposition des données ouvertes, y compris liée à la mobilité a été récemment impulsée par les cadres législatifs nationaux (loi Macron, 2015, loi NOTRe, 2015, loi Valter, 2015 et loi Lemaire, 2016) la dynamique d’utilisation de telles données mérite une analyse approfondie, tant elles sont stratégiques.

En mobilisant les premiers résultats du projet ANR-14-CE24-0029 « Fostering Uses and Usages of Open Sensor Data in Smart Cities », porté par l’Institut Henri Fayol de l’Ecole des Mines de Saint Etienne et le laboratoire ELICO de l’Université de Lyon, cette intervention analyse les pratiques, les besoins et les attentes d’utilisateurs du portail des données métropolitaines data.grandlyon.com.

Qui sont ces utilisateurs des données du portail métropolitain lyonnais ? Quels usages font-ils des données ouvertes ? Comment les usages des données ouvertes s’inscrivent-ils dans leurs pratiques professionnelles ? Quelles sont leurs attentes et leurs besoins par rapport aux jeux de données ?

Nos résultats éclairent la dynamique d’utilisation des données ouvertes en France et interrogent entre autre les définitions de la notion d’utilisateurs professionnels, qui sont en fait des réutilisateurs, à la fois producteurs, exploitants et diffuseurs de données. Ces fonctions rendent-elle bien compte de la diversité des acteurs qui se différencient par leur statut, leur métier et leur position dans la chaîne allant de la production à l’exploitation de la donnée ouverte ?